Oui je crois qu'on peut se maudire, de toute façon on y est chacun pour quelque chose, ne chercher point l'innocence, inutile de se réfugier derrière des excuses.
NON nous ne sommes à la hauteur de rien, ni des attentes des braises allumées avant nous ni de la fumée que nous aurions du créer. A vrai dire nous avons tout éteint, passivement, simplement par un inintérêt chronique, un attachement à rien affiché, un engagement fictif, partiel mais jamais profond et jamais tranché. Nous ne sommes plus que des "moyens", des "mous".Convaincu mais pas trop, énervé mais ne faisant rien contre, inutile tout simplement. Et les étés passent, ou aurions nous été? Nous aurions sûrement été un peu plus loin, quelques rivières plus loin, mais qu'est ça aurait pu être jouissif, imagine deux secondes ce qu'on aurait pu construire. Au lieu de cela, le néant du conformisme, de l'habitude, de la soumission.
Que dit il lui là bas? Jeans déchirés et cheveu long, carte de l'ump dans la poche, poche trouée comme par hasard, discours de rage dans la bouche, canapé et sagesse collés aux fesses. Oh oui il fait genre. Il dit "nous ne sommes que des victimes, c'est pas notre faute".
Est-ce ça la raison? faire comme ci mais ne rien être, l'aimer lui, l'apprécier elle, l'aduler un jour, être fan de son contraire le lendemain, le comprendre, ne pas être en accord mais acceptée, est ce ça la raison? L'impersonnalité comme glaive, le confort du compromis comme bouclier mais toujours ce bédot dans la bouche, ces fleurs pleins la tête et ces envies brûlant les yeux jusqu'a la perdre cette raison. Faire des crises pour se trouver et se perdre à chaque fois un peu plus, non ce n'est pas l'adolescence c'est juste un saut de génération, un trou dans la couche de la société, Non, mieux de la sociabilité.
Saut de génération, plus d'idole, de futures personnes perdues dans leur confort intellectuel de la fuite de toute décision, tout choix. Bond d'illusion, d'une à l'autre parce que nous n'arrivons pas à s'implanter définitivement derrière une opinion. Usant de réflexion en oubliant d'en arrivant aux moyens. Saut de rêves pour des milliers de jeunes qui se raccrochent à rien d'autre qu'a du matériel jusqu'à oublier que la pensée elle aussi peut emmener beaucoup plus loin que sur les pages net de l'autre bout du monde.
Saut de génération, à quoi serons nous identifiés? Appelé nous "génération Internet" appelé nous "génération fausse couche".Tous des ratés, tous des planqués.