Tignes-espace killy, jour blanc, jour de
Tête de Solaise, plus grand monde sur les pistes, visibilité 5m-4m-3m, neige presque fraiche...
Piste S, mal indiquée,seul, toutes pensées ecrasées entre la pureté du blanc fendu par les quars et le sombre blanc qui etreint et aspire le corps tout entier...
L'immobilisme rêvé laisse place à une mouvance qui semble stagné, premiers virage, recherche de la première bosse.premier rapport,les bosses s'enchainent,le temps entre chaque virage change selon l'envie pour bientot être englouti en la seule décision de la nature, ressentie par les jambes, puis par le corps.Engager, remonter, le corps penche ou plutot rétablie son horizontalité par rapport à la terre.Tanguage, prise de vitesse, le mouvement est de moins en moins reflechit ,la nature prend le dessus, l'intuitif gagne toute reflexion humaine.Chaque instant est le seul à vivre, il n'y a plus aucune perspective d'avenir dans la répétition d'un mouvement identique au physique mais au combien fluctuant au rapport à l'élément.La boule au ventre devient primaire à toute action et l'envie de rire parallèle au sanglot de la vie.Encore une,du creux au col de la bosse, appui sur la jambe gauche, la descente coule de source.Seules les destabilisation viennent rappeler les sens humains...Panneau de fin de piste,arrêt brusque, seul les cuisantes cuisses viennent rappeler l'effort physique fourni tant oublié ...
Cette année, y'aura que le voyage au ski pour skier...
Tête de Solaise, plus grand monde sur les pistes, visibilité 5m-4m-3m, neige presque fraiche...
Piste S, mal indiquée,seul, toutes pensées ecrasées entre la pureté du blanc fendu par les quars et le sombre blanc qui etreint et aspire le corps tout entier...
L'immobilisme rêvé laisse place à une mouvance qui semble stagné, premiers virage, recherche de la première bosse.premier rapport,les bosses s'enchainent,le temps entre chaque virage change selon l'envie pour bientot être englouti en la seule décision de la nature, ressentie par les jambes, puis par le corps.Engager, remonter, le corps penche ou plutot rétablie son horizontalité par rapport à la terre.Tanguage, prise de vitesse, le mouvement est de moins en moins reflechit ,la nature prend le dessus, l'intuitif gagne toute reflexion humaine.Chaque instant est le seul à vivre, il n'y a plus aucune perspective d'avenir dans la répétition d'un mouvement identique au physique mais au combien fluctuant au rapport à l'élément.La boule au ventre devient primaire à toute action et l'envie de rire parallèle au sanglot de la vie.Encore une,du creux au col de la bosse, appui sur la jambe gauche, la descente coule de source.Seules les destabilisation viennent rappeler les sens humains...Panneau de fin de piste,arrêt brusque, seul les cuisantes cuisses viennent rappeler l'effort physique fourni tant oublié ...
Cette année, y'aura que le voyage au ski pour skier...


